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Grille des salaires métallurgie 2026 : SMH, classification et montants

Une grille unifiée et nationale

Depuis le 1er janvier 2024, une grille nationale unique des salaires minima hiérarchiques (SMH) s’impose à toutes les entreprises de la métallurgie, quelle que soit leur taille ou leur localisation. Elle constitue un socle légal minimum pour sécuriser les politiques de rémunération et se mettre en conformité avec la convention collective nationale (IDCC 3248). Télécharger la convention collective

Cette grille unifiée remplace l’ensemble des grilles issues des anciennes conventions collectives territoriales (ouvriers, ETAM, cadres, ingénieurs), désormais caduques.

La grille SMH : chiffres clés 2026 (bruts annuels)

Chaque emploi fait désormais l’objet d’une classification fondée sur 6 critères (complexité, autonomie, coopération, contribution, communication et connaissances).
Le résultat permet de positionner l’emploi dans l’une des 18 classes conventionnelles, regroupées en 9 groupes (A à I), qui déterminent ensuite le salaire minimum annuel brut de base (SMH).

« Pour comprendre comment un emploi est positionné dans l’une des 18 classes, consultez notre guide consacré à la classification des emplois dans la métallurgie et aux groupes A à I. »

La grille des salaires minima hiérarchiques de la métallurgie a été revalorisée en 2026. L’avenant du 20 février 2026 prévoit une revalorisation moyenne de 0,86 % et fixe un nouveau barème national. Pour une durée hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, les SMH s’échelonnent désormais de 21 980 € brut par an pour la classe A1 à 68 450 € pour la classe I18.

Groupe

Classe d’emploi

SMH annuel brut 2026 – 35 h

A

1

21 980 €

A

2

22 100 €

B

3

22 710 €

B

4

23 620 €

C

5

24 510 €

C

6

25 780 €

D

7

26 680 €

D

8

28 700 €

E

9

30 760 €

E

10

33 970 €

F

11

35 200 €*

F

12

37 000 €*

G

13

40 350 €

G

14

44 250 €

H

15

47 380 €

H

16

52 370 €

I

17

59 720 €

I

18

68 450 €

* Attention pour F11 et F12 : le barème général s’applique sous la condition prévue de six années d’expérience professionnelle. Un barème spécifique est prévu pour les salariés débutants du groupe F pendant cette période.

À noter : ces montants correspondent aux salaires minima hiérarchiques annuels pour une durée hebdomadaire de travail effectif de 35 heures. Des dispositions particulières s’appliquent notamment au groupe F ainsi qu’à certaines conventions de forfait. En cas de doute, rapprochez-vous de votre service RH, de votre employeur ou de votre organisation syndicale afin de vérifier le montant applicable à votre situation.

Comprendre le fonctionnement des SMH dans la métallurgie en 2026

Chiffres clés :

Depuis 2026, le plancher de rémunération annuelle brute s’élève à 21 980€ pour un emploi classé en A1.

À l’autre extrémité de l’échelle, un emploi de classe I18 (haut niveau de responsabilité) implique un minimum annuel de 68 450 € brut, hors primes ou avantages spécifiques.

Cette classification permet aux entreprises d’objectiver les niveaux de rémunération, de mieux piloter leur masse salariale, et de se prémunir contre d’éventuels litiges en cas de contrôle URSSAF ou de contentieux prud’homal.

Ce que la grille ne couvre pas — rôle des entreprises

La grille SMH fixe les minima conventionnels applicables selon la classification des emplois. Mais elle n’inclut pas :

  • les primes d’ancienneté (applicables aux groupes A à E selon l’ancienneté effective)

  • les majorations en cas de régime particulier (forfait heures ou jours pour cadres), généralement +15 % ou +30 %. 

  • les primes complémentaires (panier, transport, astreintes, intéressement, avantages en nature, etc.).

👉 L’entreprise reste libre — et encouragée — à définir sa politique salariale au-delà du minima : attributions de primes, bonus, avantages divers. Cela constitue un levier d’attractivité et de fidélisation des collaborateurs.

Pour les cadres au forfait : attention aux majorations

Certaines conventions de forfait peuvent entraîner l’application d’un SMH majoré. Le taux applicable dépend de la situation prévue par la convention collective. Pour connaître les règles et les montants concernés, consultez notre article consacré aux SMH métallurgie 2026.

Obligations progressives selon la taille de l’entreprise

Le texte de la convention prévoit des dispositions transitoires pour les petites entreprises : celles de moins de 150 salariés disposent d’un délai pour appliquer la grille unique si l’impact sur la masse salariale dépasse 5 %.

Concrètement, cela signifie que toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent s’y conformer — mais les plus petites peuvent bénéficier d’un étalement jusqu’en 2030.

Il est donc essentiel, pour une PME en métallurgie, de prévoir l’impact anticipé sur la masse salariale, budget emploi et trésorerie.

Conseils pratiques

Pour que l’application de la grille soit efficace et conforme, voici quelques recommandations pour les employeurs :

  1. Classer les emplois : compléter ou mettre à jour vos fiches de poste selon les 18 classes et vérifier l’adéquation entre fonctions réelles et classification.

  2. Anticiper les impacts budgétaires : calculer le coût annuel en prenant en compte le SMH, les majorations éventuelles (forfait, ancienneté), et les primes existantes.

  3. Informer les salariés : transparence sur les classes, sur les critères de classification et les effets pour la rémunération.

  4. Réévaluer périodiquement : revoir la classification à chaque évolution de poste ou de responsabilités.

  5. Aller au-delà du minima : pour attirer ou retenir les talents (primes, avantages, perspectives d’évolution, formation).

Le mot de la fin

La nouvelle convention collective réaffirme l’équité salariale dans toute la métallurgie grâce à une grille nationale fiable. Elle offre plus de transparence, de lisibilité et protège les salariés y compris les plus jeunes.

Bien classé, bien rémunéré ! 😉